Adoptez une éco-conduite en voiture électrique : mode d’emploi

Vitesse modérée, anticipation et souplesse sont les trois piliers de l’eco-conduite, encouragée par les pouvoirs publics. Découvrez ce dossier qui vous apprendra comment adopter un style de conduite écologique dans une voiture électrique. A la clé, une autonomie accrue, une réduction des kilowatts consommés, le tout en prenant soin de la planète.

L’accélération : un gouffre énergétique sans réelle valeur sur le temps

Dans le monde dans lequel nous vivons, le stress fait partie intégrante de notre vie, et plus encore dans notre vie d’automobiliste : bouchons, temps passé (perdu ?) sur la route et surtout une envie pressante de rentrer chez soi. Conséquence : nombre d’entre nous appuient sur le champignon. Pourtant, le gain de temps dans cette démarche est quasi-nulle mais, pire, la consommation d’énergie explose.

Vous l’aurez compris, en faisant des pointes d’accélération, vous ne retrouverez pas plus rapidement votre domicile. Alors, relativisez et détendez vous. Alors que les accélérations sont un gouffre d’essence ou de diesel pour les voitures thermiques, elles sont tout autant énergivores pour les voitures électriques.




Dans une situation d’embouteillage, il est plus opportun de relâcher simplement la pédale de frein et de laisser la voiture évoluer au pas plutôt que d’accélérer brutalement jusqu’à la voiture qui précède. Vous roulerez davantage à vitesse constante et vous limiterez le nombre d’arrêts.

L’utilisation du frein régénératif

Le frein moteur sur les voitures électriques a l’avantage de créer de l’énergie et de recharger les batteries lorsqu’on freine ou que l’on décélère. Grâce à ce système de frein régénératif, on peut facilement augmenter l’autonomie de son véhicule.

Un chiffre maintenant : 20%. Celui-ci représente l’augmentation du rayon d’action que l’on peut gagner en utilisant bien le frein régénératif, sans compter l’économie sur les plaquettes de frein. Certaines marques disposent d’un frein régénératif modulable pour en modifier l’intensité, comme la Tesla ou la Nissan Leaf.

Grâce à ces dispositifs, on peut augmenter ou réduire la résistance du frein moteur. Plus le frein est puissant, plus la puissance générée est grande. Avec un réglage optimal, il est possible de ne jamais quasiment devoir utiliser les freins classiques.

Utiliser le mode « éco »

Les modes de conduite varient selon les véhicules. Mais, en général, le mode “éco” permet de lisser la courbe d’accélération, de réduire la puissance du moteur, de limiter la vitesse maximale et de rendre la climatisation moins énergivore. Un mode particulièrement adapté aux trajets urbains.

Ne dépassez pas les 120 km/h

Les vitesses élevés sur une voiture électrique réduisent drastiquement l’autonomie. Ainsi, dès que vous dépassez les 100 km/h, votre niveau d’énergie en prend un coup. Il faudra donc être attentif aux points de charge sur votre trajet et adapter votre conduite en conséquence. La règle en or : ne dépassez pas les 120 km/h. Le ratio minutes gagnées / consommation d’énergie est vraiment désavantageux.



L’entretien des pneumatiques

Pour des raisons de sécurité et de réduction de consommation, l’entretien des pneumatique est une obligation. Pour faire simple , des pneus mal-gonflés sont synonymes de sur-consommation. Prenez le réflexe de vérifier souvent leur pression.

Bon à savoir : il existe des pneus développés exclusivement pour les véhicules électriques. A titre d’exemple, les pneus « E-Contact » de Continental et « Energy E.V » de Michelin possèdent une résistance au roulement de 20 à 30% moindre qu’un pneu classique

Par Amaury Ehrhardt