[Essai] Honda NSX : relève assurée

[Essai] Honda NSX : relève assurée

D’ici quelques jours, on découvrira la version hybride du nouveau SUV CR-V. Un modèle qui marquera le retour de l’hybridation chez Honda en Europe. Du moins pour un modèle généraliste. Car le géant japonais a aussi suivi la voie de l’électrification pour remettre sa super-sportive NSX sur les devants de la scène. L’occasion de nous remémorer notre essai de cette exclusive Honda NSX deuxième du nom, élevée à l’ère de l’hybridation !

 

Avec son impressionnante NSX 1er du nom, commercialisée à la fin des années1980, Honda parvenait à rivaliser avec les prestigieuses sportives européennes de l’époque. Pour y parvenir, le constructeur japonais n’avait pas lésiné sur les solutions techniques innovantes : structure en aluminium, suspensions à double triangulation, moteur V6 à distribution variable, etc. Fidèle à sa devancière, la seconde génération se caractérise toujours par ses solutions modernes sur plan technologique. Notamment dans le domaine de la motorisation. La NSX du troisième millénaire dispose en effet, outre de son moteur V6 essence 3,5l bi-turbo de 507 ch aussi de trois moteurs électriques.

Répartition vectorielle

Si le premier se couple directement au moteur thermique pour en doper les performances via un coup de pouce de 49 ch, les deux autres se couplent directement à chacune des roues avant. Ils développent chacun 37 ch supplémentaires et permettent surtout à la NSX de jouir d’un système de répartition vectorielle du couple particulièrement efficace. L’avantage apporté par ces moteurs électriques animant les roues avant est particulièrement sensible dans les courbes serrées : parfaitement calibrée, la répartition variable du couple sur ces deux moteurs électriques permet à la sportive de pivoter avec l’allégresse d’une ballerine. En revanche, dans les grandes courbes très rapides, l’avantage du système fond par rapport à des sportives plus traditionnelles. Les moteurs électriques de la Honda ne tournent, en effet, alors plus assez vite pour rendre le système de répartition vectorielle vraiment perceptible. En outre, plus la vitesse augmente, plus le rendu de la direction de la Honda perd en naturel et en précision.

Performances explosives

Une fois configurée en mode « Sport+ » ou « Race », la Honda NSX ne fait pas non plus dans la dentelle du côté des performances. Avec ces modes sportifs, la sonorité du V6 3.5l change radicalement et les accélérations deviennent stratosphériques. Au total, quand tous ses moteurs fonctionnent de concert, la Honda permet au conducteur de disposer de 581 ch mais surtout de 646 Nm de couple sous son pied droit. De quoi avaler les lignes droites entre deux courbes en une fraction de seconde !

Polyvalence

Cela dit, si la NSX profite de son hybridation pour égaler les performances de sportives aux moteurs thermiques nettement plus gros, la japonaise profite surtout de cette technologie pour se montrer sensiblement plus polyvalente à l’usage. Une fois le mode « Quiet » sélectionné au tableau de bord, la sportive glisse alors sans bruit sur l’asphalte, en mode électrique. Cela permet de traverser les villages, lors des balades, voire d’évoluer confortablement dans la circulation ou les embouteillages. Notons tout de même que la « petite » batterie lithium-ion ne permet de rouler en mode 100% électrique que sur une courte distance. Bon point également pour l’amortissement de la NSX, configurable selon deux modes, qui reste toujours relativement filtrant. Du moins pour une super-sportive bien sûr !

Compte-gouttes

Toute cette technologie a un prix : la deuxième NSX du nom s’affiche autour des 200.000€ en Europe. De quoi la positionner face à des sportives, certes non hybrides, affichant des blasons bien plus prestigieux et/ou une finition plus soignée. En outre, notez que Honda ne compte livrer au total que 500 exemplaires de cette NSX vers le Vieux-Continent. Du coup, moins de dix concessions sont prévues, dans toute l’Europe, pour vendre et entretenir le bolide. Bonne nouvelle tout de même : contrairement à ce que Honda avait annoncé initialement, il y a bien une concession NSX au Luxembourg. En revanche, aucune concession NSX n’est toujours prévue pour la Belgique. Les autres concessions NSX se situent en Allemagne, en Italie, en France, à Monaco, au Royaume-Uni et en Suisse.

Conclusion

Indiscutablement, l’étiquette « NSX » reste synonyme de machine technologique hyper efficace dans le catalogue Honda. Surtout sur le plan dynamique grâce à sa répartition vectorielle de couple particulièrement bien calibrée. On appréciera aussi de pouvoir profiter d’une mécanique explosive sur des routes sinueuses dégagées avant de traverser un village en glissant doucement sans le moindre bruit. Merci à l’hybridation ! Pour le tarif exigé, la présentation de l’habitacle et les aspects pratiques déçoivent tout de même un peu. Le coffre, par exemple, est vraiment rikiki et il n’y a quasiment pas d’espaces de rangement dans l’habitacle. Mais bon, on pourrait en faire notre deuil pour rouler tous les jours en NSX !

En résumé, notre avis sur la Honda NSX

PLUS

-Répartition vectorielle hyper efficace

-Confort de marche pour une super-sportive

-Exclusivité assurée

-Performances explosives

-Possibilité d’évoluer (un peu) en mode 100% électrique

MOINS

-Quelques mesquineries d’équipement

-Détails de finition

-Réseau de distribution plutôt léger en Europe…

-Presque pas de coffre ni d’espaces de rangement

Fiche technique

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