[Essai] Hyundai ix35 FCEV : coup d’œil, dans le rétro, sur la pionnière

[Essai] Hyundai ix35 FCEV : coup d’œil, dans le rétro, sur la pionnière

D’ici quelques semaines, le nouveau SUV à hydrogène Nexo de Hyundai va arriver en Belgique. L’occasion de nous replonger dans nos notes pour nous souvenir de notre essai de sa devancière, l’ix35 FCEV. Et de voir, bientôt, l’évolution technologique enregistrée dans le domaine de la propulsion à hydrogène ?

 

Assemblée depuis février 2013, la Hyundai ix35 FCEV est officiellement la première voiture à hydrogène produite en série. Juste avant sa concurrente signée Toyota, la Mirai, donc. Fort de cette expérience, Hyundai vient de lancer la commercialisation de la deuxième génération de son véhicule à hydrogène baptisé Nexo. Un SUV à hydrogène dont les premiers exemplaires sont attendus en Belgique d’ici la fin de cette année et dont on ne manquera, bien évidemment, pas de vous en proposer un essai détaillé !

Longue lignée

Après les prototypes de Santa Fe FCEV en 2000 et Tucson FCEV en 2005, le premier modèle équipé d’une pile à combustible proposé à la vente par le géant coréen s’érigeait sans surprise aussi sur les entrailles techniques d’un SUV. En l’occurrence, l’ix35. Par rapport au modèle thermique du même nom, la variante badgée FCEV se démarquait bien évidemment par sa chaîne cinématique inédite articulée autour d’une pile à combustible. Pour rappel, cet équipement est chargé de transformer l’hydrogène gazeux contenu dans les deux réservoirs (un petit de 40l et un gros de 104l pour un total de 5,64kg d’hydrogène compressé à 700 bars) en électricité. Une réaction chimique qui ne dégage que de la vapeur d’eau. En sortie de la pile à combustible, on retrouve ensuite un convertisseur chargé de modifier le courant continu à haute tension débité par la PAC en courant alternatif à destination du moteur électrique.

0,95 kWh

De type asynchrone, ce dernier développe 100 kW (136 ch) et 300 Nm de couple dès le régime de ralenti. Afin d’aider la pile à combustible à alimenter cette machine électrique en cas de brusque besoin de puissance, on retrouve également sous le plancher du ix35 FCEV une batterie lithium-polymère élaborée en partenariat avec LG Chemical. Sa capacité est très limitée (0,95 kWh seulement). Mais elle permet à la fois de donner un coup de pouce à la pile à combustible en cas d’accélération brusque mais aussi d’animer seule la voiture sur un faux-plat ou au pas. Voilà pour la théorie. Et en pratique ?

Silence royal

Le confort à bord de l’ix35 flatte d’abord les oreilles. On évolue dans la circulation sans bruit. Même lors des relances plus soutenues, les bruits mécaniques restent aux abonnés absents. Contrairement à la Toyota Mirai, qui laisse entendre un bruit de soufflerie assez marqué sur les grosses accélérations, l’ix35 FCEV reste toujours très discrète. Seuls les bruits de roulement (surtout en cas de pluie) et aérodynamiques viennent légèrement perturber la quiétude de l’habitacle aux allures autoroutières. Ce confort acoustique soigné ne trouve, en revanche, pas vraiment écho du côté des suspensions avec un toucher de route très ferme et des sièges en cuir manquant clairement de moelleux.

Manque un peu de souffle !

À l’usage, les reprises et les performances s’avèrent globalement convaincantes. Sur les grands axes, au-delà de 90 km/h, on aurait néanmoins aimé disposer d’un peu plus de muscle à l’occasion. Un coup d’œil vers notre carnet de note nous rappel, enfin, que nous avions noté une consommation moyenne d’hydrogène de 1,2 kg/100 km au volant de l’ix35 FCEV avec un appétit minimal, en conduite coulée, de 0,9 kg/100 km. Ce qui autorise un rayon d’action réel tournant autour des 450 km. Quand on trouve une station délivrant de l’hydrogène (il en existe pour le moment 2 en Belgique), le plein est enfantin et ne dure environ que 5 minutes.

Conclusion

Compte tenu de l’agrément offert par le groupe motopropulseur de l’ix35 développé au début de cette décennie, on ne peut qu’attendre avec impatience le SUV Nexo. En plus de performances et d’une autonomie en hausse, cette seconde génération de SUV à hydrogène présente une carrosserie, spécifique cette fois, plus moderne et propose un équipement plus technologique. Rendez-vous donc d’ici quelques semaines pour une étude détaillée complète de la descendance de cet ix35 FCEV !

En résumé, notre avis sur le Hyundai ix35 FCEV

PLUS

Agrément mécanique

Rapidité des « recharges »

Autonomie réelle confortable

N’émet que de la vapeur d’eau

MOINS

Réseau de distribution d’H₂ toujours balbutiant

Prix élitiste

Prix au kilomètre qui reste élevé

Poids élevé

Lacunes d’équipement

Production d’hydrogène très énergivore

Fiche technique

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