[ESSAI] Lexus ES 300h, dans la « watt »

[ESSAI] Lexus ES 300h, dans la « watt »

Entre ses IS et LS, Lexus glisse une nouvelle ES destinée à remplacer en Europe sa précédente GS. Cousine premium de la dernière Toyota Camry du nom, cette ES ne se présente chez nous qu’en version hybride siglée 300h.

 

Le basculement progressif des mentalités permet à Lexus de continuer à grapiller des parts de marché en Europe. La marque japonaise vient ainsi d’atteindre un nouveau record avec plus de 75.000 ventes sur le Vieux Continent en 2018. Fort de ce succès, le blason prestigieux de la maison Toyota vise maintenant le cap des 100.000 unités en Europe pour 2020.

Visa pour l’Europe

Compte tenu des ventes assez confidentielles de la GS chez nous (en Belgique, par exemple, on ne dénombre que 24 immatriculations de GS sur toute l’année 2018), Lexus a décidé de remplacer cette berline premium élaborée sur une plateforme de propulsion en Europe contre sa nouvelle « petite » sœur à traction ES. On dit « petite sœur » car la septième génération de Lexus ES qui reçoit enfin son visa pour l’Europe n’a rien de petite. Elle se présente plutôt sous la forme d’une longue berline étirant sa carrosserie sur près de 5 mètres de long… Cette ES s’articule, en revanche, sur la nouvelle plateforme modulaire traction du groupe Toyota et n’accepte plus de mécanique hybride comptant six cylindres contrairement à la GS. Sous le capot de cette ES 300h, on retrouve un moteur quatre cylindres à essence 2.5 l à cycle Atkinson de 178 ch et 220 Nm couplé à un moteur électrique de 120 ch. Ce système hybride de quatrième génération du groupe Toyota développe une puissance totale combinée de 218 ch.

Ni-Mh

La batterie, qui conserve sa technologie nickel-métal hydrure classique, est intégralement logée sous la banquette arrière. Elle n’empiète donc pas sur le coffre qui présente des formes régulières. Mais aussi un volume assez moyen (454 l) pour une berline tirant vers les 5 mètres de long… Côté pratique, on déplorera cela dit surtout que l’ES ne présente pas de dossiers arrière rabattables… Si les grands colis ne sont pas les bienvenus dans le coffre, les grands passagers s’installeront en revanche très confortablement à l’arrière. Le long empattement de cette ES permet en effet d’offrir un rayon aux genoux à l’arrière équivalent à celui d’une limousine.

Finition soignée… mais ergonomie complexe

En s’installant au volant, on découvre un habitacle soigné recouvert de matériaux élégants. On appréciera également les nombreux équipements modernes proposés tant dans le domaine de la sécurité que du confort et de la connectivité. En revanche, l’ergonomie du système d’info-divertissement pourrait être plus simple à appréhender. Naviguer efficacement dans les sous-menus affichés par le gigantesque écran central (jusqu’à 12,3 pouces) via le petit pavé tactile de la console centrale réclamera en tous les cas un petit temps d’adaptation.

Reposante

En route, la Lexus ES se démarque par son excellente insonorisation et son confort de marche ouaté. Mais aussi par la grande discrétion de sa mécanique hybride qui jongle efficacement entre les modes électriques et thermiques en toute transparence. Du moins si l’on adopte un rythme de conduite coulé. Dans ces conditions, nous avons relevé lors de cette première prise en main autour de Malaga une consommation moyenne à l’ordinateur de bord d’à peine 5l/100 km. Notez tout de même que l’ES 300h peut aussi accepter d’adopter une conduite un peu plus dynamique (notamment grâce à un maintien de caisse assez efficace et à une direction plutôt naturelle). Mais l’effet « ‘moulin à café » de la mécanique hybride deviendra alors nettement plus marqué sur les grosses relances. En adoptant un rythme de conduite plus exigeant et en roulant davantage sur l’autoroute, nous avons relevé une consommation moyenne de 7l/100 km.

100 g de CO2/km

L’ES 300h est disponible à partir de 47.990€ avec un équipement de série globalement généreux. Mais sachez que la politique d’équipement de Lexus est assez contraignante et qu’il est impossible de piocher quelques options à la carte. Si l’on souhaite une dotation plus complète, il faut impérativement choisir une exécution plus élevée comme l’Executive Line (55.990€) ou la Privilege Line (65.490€). Pour les amateurs, des versions F-Sport (57.490€) et F-Sport Line Plus (61.490€) au style sportif plus affirmé sont également proposées. En fonction de l’équipement retenu, l’homologation CO2/km de cette ES 300h oscille entre 100 et 106 g/km.

Conclusion

La Lexus ES 300h offre un espace habitable très généreux ainsi qu’un confort de marche soigné. Grâce à l’efficacité de sa nouvelle chaine cinématique hybride, elle se positionne en véritable alternative pour les clients professionnels à la recherche d’une berline statutaire… sevrée du gazole !

En résumé, notre avis sur la Lexus ES 300h

PLUS

-Rapport prix/équipement/prestation

-Confort de marche

-Insonorisation

-Consommation réelle contenue en conduite souple

-Espace habitable XXL

MOINS

Performances globales moyennes

Ergonomie de l’info-divertissement

Politique d’équipement figée

Dossiers arrière non-rabattables / pas de break

Encombrement conséquent


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