[Essai] Lexus LS 500h, la démonstration japonaise

[Essai] Lexus LS 500h, la démonstration japonaise

Pour continuer à grapiller des parts de marché en Europe, Lexus compte sur son vaisseau amiral LS afin d’étaler tout son savoir-faire. Une démonstration dans le domaine de la finition et du confort. Mais aussi, et surtout, dans le domaine de l’hybridation !

 

Petit à petit, Toyota parvient à faire progresser son blason haut de gamme, Lexus, en Europe. Lexus a notamment enregistré une année record avec près de 75.000 ventes en Europe l’an dernier. Mais le géant japonais vise maintenant le cap des 100.000 ventes pour Lexus de ce côté du monde d’ici 2020. Un cap que les modèles compacts comme le SUV UX ainsi que la nouvelle berline ES doivent bien sûr aider à atteindre. Le porte-drapeau LS se profile, quant à lui, plutôt comme le manifeste technologie de Lexus pour les années à venir.

Accueil pneumatique

Au premier regard, on est surpris par la hauteur de caisse de cette longue limousine de plus de 5 mètres. Mais c’est une astuce qu’offrent les suspensions pneumatiques : à l’arrêt, la LS se soulève de 4 cm pour faciliter l’accès à bord. La voiture redescend, ensuite, dès les premiers tours de roue. Un détail qui symbolise le sens de l’accueil de cette LS. Surtout pour le « patron » : le siège arrière droit avec ses nombreux réglages se profile en effet comme l’un des plus confortables jamais rencontrés à bord d’une voiture ! Ajoutez au dossier qui peut s’incliner jusqu’à 48° et son repose-mollets des massages très efficaces et vous voilà prêts à affronter les longs voyages dans le plus grand confort. Mais il faudra voyager léger : le volume de coffre ne libère, en effet, « que » 430l. Principalement à cause des batteries du système hybride.

Deux cylindres de moins

Si la précédente limousine LS, baptisée 600h, s’offrait un bloc V8 à essence, la nouvelle mouture se contente d’un plus petit V6. En l’occurrence, un V6 3.5l essence qui développe 295 ch. Mais qui, couplé aux deux moteurs électriques, permet de jouir d’une puissance totale de 354 ch. Puissance qui peut transiter uniquement par les roues arrière ou par les quatre roues, au choix. Contrairement aux concurrentes européennes qui misent sur l’hybridation rechargeable pour séduire les clients professionnels, Lexus reste fidèle à l’hybridation classique pour sa grande limousine. Inutile donc de brancher sa LS sur une borne au quotidien pour recharger ses batteries. Mais il faudra alors accepter une homologation CO2/km bien plus élevée. Et donc fiscalement moins favorable…

Surprenant sifflement

En route, on apprécie l’excellente insonorisation de cette LS. Du moins à vitesse stabilisée. Car, en charge, le groupe motopropulseur se révèle plutôt présent en produisant un sifflement assez marqué. Mais les performances deviennent alors très soutenues : Lexus annonce un 0 à 100 km/h couvert en 5,4 s. Bonne nouvelle : quand on force l’allure, la nouvelle transmission Multi Stage se montre plus convaincante que la solution retenue précédemment par Lexus. Cette dernière permet de simuler jusqu’à 10 rapports et ne donne plus l’impression de « mouliner » quand on doit accélérer franchement.

Quelle consommation ?

Seul bémol à l’usage : le rendu de la pédale de frein manque de progressivité. Le passage du freinage régénératif à celui du freinage normal n’est, en effet, pas très bien calibré et devient vite exaspérant dans les embouteillages. Côté consommation, dans la pratique, il faut tabler sur un appétit moyen de 10 à 11l/100 km. On peut bien sûr envisager de descendre un peu plus bas en adoptant un style de conduite particulièrement anticipatif. Mais, au vu des dimensions, du poids de l’engin et du confort offert, ce résultat n’a rien de surprenant.

Finition irréprochable

Enfin, signalons que l’habitacle de cette LS 500h se démarque par le soin apporté à sa finition. La qualité des matériaux et l’assemblage forcent en effet le respect. Et puis, surtout, la Lexus LS permet de jouir d’une atmosphère vraiment inédite. Différente, en tous les cas, de celle plus froide et plus classique des concurrentes germaniques. En revanche, on sera vite exaspéré par l’ergonomie globale du poste de conduite ! Tout se commande via le grand pavé tactile situé sur la console centrale en utilisant son doigt comme la souris d’un ordinateur. Mais, honnêtement, on a déjà connu plus simple et plus ergonomique comme solution !

Conclusion

Indiscutablement, la LS 500h est un manifeste assez impressionnant dans le domaine de la finition. Mais pas vraiment du côté de l’ergonomie avec un système d’info-divertissement plutôt complexe à appréhender. Sa mécanique hybride se montre, en revanche, globalement plus efficace que par le passé tandis que la LS gagne également en dynamisme. Dommage que certains petits détails, comme le rendu dans la pédale de frein, ne soient pas aussi peaufinés.

En résumé, notre avis sur la Lexus LS 500h

PLUS

Confort général

Finition irréprochable

Insonorisation en conduite coulée

Rapport prestation/consommation intéressant

Présentation « exotique »

MOINS

Homologation CO2 qui reste élevée

Moteur sonore en charge

Rendu de la pédale de frein

Fiche technique

 


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