[ESSAI] Lexus UX 250h : taillé pour la ville

[ESSAI] Lexus UX 250h : taillé pour la ville

Lexus taille sa place dans le segment du SUV compact premium avec un petit baroudeur au style audacieux. Agrémenté, bien sûr, par une motorisation hybride !

 

Lexus a bien compris que pour percer en Europe, il lui fallait un petit SUV. Voici donc l’UX, la première tentative de la marque premium de Toyota pour s’attaquer aux BMW X1, Mercedes-Benz GLA et Audi Q2. Taillé pour la ville, il se présente plutôt comme une compacte surélevée qu’un vrai baroudeur. Certes, ses passages de roue sont couverts de plastiques bruts, mais sa faible garde au sol ne l’aidera pas à franchir une montagne !

Gènes familiaux

Sous cette robe au style audacieux – affichant fièrement l’énorme calandre typique à la marque – se cache l’architecture modulaire GA-C déjà étrennée par la Prius et le C-HR. Les trains roulants sont identiques mais la caisse du petit Lexus est composée majoritairement de métal à haute densité et la carrosserie est en aluminium. Malgré cela, il dépasse quand de même 1,6 tonne sur la balance.

Mélange des genres

Au vu de l’extérieur, l’habitacle et la planche de bord pourraient presque paraître banales. Ce qu’il manque en audace stylistique est pourtant compensé par une finition irréprochable. Même en exécution d’entrée de gamme, la planche de bord s’habille d’un matériau inspiré de l’art japonais du papier Washi agrémenté de coutures. Joli. En son centre, trône fièrement le grand écran du système de navigation. Avec ses menus à l’arrangement douteux et son pavé tactile réticent, il faudra se monter patient pour utiliser ce système à l’ergonomie complexe.

Grâce à la batterie du système hybride qui vient se loger sous la banquette arrière, l’habitabilité générale reste en revanche généreuse. Le coffre, cependant, est relativement petit. Il n’avalera que quelques sacs.

Une seule motorisation

Sous le capot du UX, on retrouve exclusivement une motorisation hybride. Il s’agit d’un tout nouveau groupe motopropulseur basé sur la 4e génération de motorisations hybrides du groupe Toyota. Comme toujours, ce moulin est composé de cinq éléments : un générateur, un moteur électrique, un train épicycloïdal, un réducteur et, bien évidemment, un moteur thermique. Le petit UX introduit ici un nouveau 2,0 litres 4 cylindres à cycle Atkinson. Il a la particularité de bénéficier d’une injection directe et indirecte, ce qui lui permet de développant 146 ch et 180 Nm de couple tout en sirotant le moins de sans plomb possible. Le moteur électrique bénéficie lui aussi d’une évolution. Fort de 109 ch, il peut emmener le Lexus en mode électrique jusqu’à 120 km/h.

Plus court de 45 cm et n’affichant que 112 kg sur la balance, ce groupe hybride se présente également comme plus dynamique que les précédents modèles du genre proposés par Toyota/Lexus.

Si on le souhaite, un petit moteur électrique de 7 ch peut prendre place sur le train arrière pour offrir la transmission intégrale. Vu sa faible puissance, ce système E-Four contrôlé par l’ESP n’intervient toutefois que comme légère assistance pour sortir des situations à faibles adhérences.

L’habit ne fait pas le moine

L’époque à laquelle les SUV présentaient un comportement routier pataud est révolue. Surtout quand ledit baroudeur s’apparente plus à une berline surélevée. Grâce à son centre de gravité assez bas, l’UX peut se vanter d’un comportement routier agile. En conduite plus dynamique, cabrage et roulis sont contrôlés avec brio. Cela étant, pour le dynamisme dont parle Lexus dans sa présentation…on cherche encore. La faute à l’hybridation qui ne sied guère une conduite sportive. Réduisez la cadence et le petit SUV Lexus montre sa vraie nature : le confort. Grâce à son isolation phonique travaillée et ses suspensions pilotées homogènes peu importe le mode de conduite retenu, l’UX avale les kilomètres sans rechigner. Ici, le système hybride prend tout son sens. Notons d’ailleurs que le fameux effet « moulin à café » est ici bien moins présent que sur les précédents hybrides du groupe Toyota/Lexus.

Prix premium

En ligne avec ses concurrents à motorisations équivalentes, l’entrée de gamme du Lexus UX 250h s’affiche à 34.990 €. Comme de coutume chez Lexus, les prix varient en fonction de la finition retenue et non des options commandées à la carte. La touche sportive de la F-Sport Line demandera 46.790 € alors que le haut de gamme Privilege Line reviendra à 48.790 €. La transmission intégrale E-Four n’est disponible que sur le haut de gamme pour un supplément de 1.400 €.

Conclusion

Grâce à sa finition haut de gamme, sa motorisation hybride, son comportement routier agile et…sa grande gueule, l’UX est certain de laisser sa marque dans un segment en demande de véhicules un peu moins gourmands.

En résumé, notre avis sur le Lexus UX 250h

PLUS

-Comportement routier homogène

-Chaine hybride efficace

-Isolation phonique

-Finition haut de gamme

-Confort de roulage

-Consommation intéressante suivant la conduite

MOINS

-Coffre étriqué

-Prix Premium

-Politique de niveau d’équipement

-Ergonomie du système d’infodivertissement

-Utilité du système E-Four


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