[Essai] : Tesla Model 3 Performance, l’épouvantail

[Essai] : Tesla Model 3 Performance, l’épouvantail

Attendue comme le messie, la Tesla Model 3 se montre-t-elle vraiment à la hauteur des attentes dans le flot de la circulation ?

 

Comme les autres Tesla, la Model 3 se montre assez déroutante pour un conducteur habitué aux « automobiles traditionnelles ». Pour accéder à bord, par exemple, on utilise soit son smartphone soit une sorte de carte d’hôtel à apposer sur le montant B de la portière conducteur. Ensuite, il faut actionner manuellement, via une pression du pouce, les poignées escamotables pour ensuite les agripper à pleine main pour pénétrer à bord.

Ambiance Zen

Le dépaysement ne s’arrête pas quand on se glisse à bord. Bien au contraire, il s’accentue ! Avec sa berline Model 3, Tesla pousse vraiment le concept du dépouillement jusqu’à son paroxysme. Le seul élément saillant de la planche de bord est un grand qui centralise tout. Vraiment tout ! Au début, c’est plutôt déroutant. Mais force est de constater qu’on s’y habitue tout de même assez rapidement. En outre, il se dégage une certitude zénitude à bord, grâce à cette planche de bord dépouillée.

Agréable à vivre

Globalement, la vie à bord de cette Model 3 est agréable grâce aux grandes surfaces vitrées. L’espace habitable est également généreux pour les passagers arrière au vu de l’encombrement extérieur (celui d’une BMW Série 3 grosso modo). La banquette arrière et les sièges avant manquent toutefois un peu de moelleux pour être vraiment confortables. Autres petits griefs : à l’usage, on regrettera que les espaces de rangement ne soient pas très nombreux (ou pratiques) et que les matériaux utilisés à bord ne soient pas tous d’une grande qualité. En revanche, la Tesla Model 3 présente deux coffres (un à l’avant et un à l’arrière) assez vastes.

Efficace, sauf ses freins !

Contrairement aux Model S et X plus onéreux, cette Model 3 ne peut compter sur un amortissement pneumatique. Le toucher de route apparait alors relativement ferme (en tous les cas sur cette version Performance qui hérite en série de jantes de 20 pouces) mais sans toutefois devenir inconfortable. L’agrément de conduite est excellent et le comportement dynamique référentiel. On reste en revanche un peu plus sceptique sur l’efficacité du freinage en conduite sportive. La pédale de frein s’allonge assez vite en conduite très soutenue.

+- 500 km

En revanche, en accélération, il n’y a pas photo : les deux moteurs électriques de la version Performance assurent des prestations vraiment explosives. Bien sûr, en enfonçant constamment la pédale de droite à fond, on verra à la fois son autonomie fondre rapidement et les risques de finir sous les verrous s’envoler ! En adoptant un style de conduite plus coulé, on peut facilement parcourir plus de 400 km entre deux recharges ; voire même tirer vers les 500 km en calibrant la recharge sur le mode « voyage » la veille d’un grand départ afin de recharger les batteries au maximum (position déconseillée au quotidien pour maximiser la durée de vie des batteries). En moyenne, on peut tabler sur une consommation réelle tournant autour des 19 kWh/100 km.

Conclusion

Si on passe à la Model 3 ses quelques petits défauts, comme un rapport prix/finition assez moyen par exemple, sur le plan de la mobilité électrique, la petite Tesla tient assurément ses promesses. Avec ses versions à « grande autonomie », elle fait rapidement oublier la peur de la panne d’électrons. Sans oublier que les diverses possibilités de recharge offertes par Tesla permettent de toute façon d’envisager aussi de couvrir de longs voyages à l’occasion.

En résumé, notre avis sur la Tesla Model 3

PLUS

Performances explosives

Autonomie confortable (versions à Grande Autonomie)

Consommation réelle contenue

Rapidité des recharges

Ambiance zen à bord

MOINS

Détails de finition

Quelques lacunes d’équipement à ce niveau de gamme

Endurance des freins en conduite sportive

Prix final des versions les plus huppées


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