[Essai] Hyundai Ioniq plug-in hybride

[Essai] Hyundai Ioniq plug-in hybride

Le meilleur des deux mondes?

Après la variante hybride et la version 100% électrique, voici l’Ioniq qui se présente comme la synthèse des deux premières en en mariant les deux technologies : l’Ioniq hybride rechargeable. De quoi profiter du meilleur des deux mondes ?

Quand il décide de se lancer dans le créneau de la motorisation alternative, Hyundai ne fait pas dans la demi-mesure ! Son fer de lance, l’Ioniq, se décline ainsi maintenant avec trois motorisations distinctes : une hybride, une mécanique 100% électrique et, celle qui se présente comme la synthèse des deux premières, l’hybride rechargeable. Esthétiquement, cette dernière s’apparente à l’Ioniq hybride classique. Contrairement à Toyota qui opte pour un dress-code spécifique pour habiller la version rechargeable de sa Prius, Hyundai ne modifie en effet pas fondamentalement la robe de l’Ioniq pour la transformer en plug-in. La variante rechargeable ne se démarque finalement, outre par l’évident portillon de recharge sur son aile avant gauche, que par l’apparition de phares LED au design spécifique ainsi que de légers détails bleutés.

Intégration soignée

Sous sa carrosserie relativement compacte (4,47 m), l’Ioniq hybride rechargeable parvient à caser tous ses éléments mécaniques sans trop empiéter sur l’espace vital. Aux places arrière, on découvre ainsi une habitabilité appréciable, même si la garde au toit relativement limitée pourra gêner la tête des plus grands gabarits. De série, la banquette reste rabattable selon la classique division 60/40. Le coffre perd tout de même des plumes dans la mutation d’hybride en hybride rechargeable. Et pour cause : en plus du pack de batterie situé sous la banquette arrière de l’hybride, l’Ioniq rechargeable en ajoute un deuxième de plus grande capacité sous le plancher de son coffre. Le volume de ce dernier fond, du coup, de 443l à 350l. Voilà qui n’est plus gigantesque…

45 km

Passant de 1,6 kWh à 7,9 kWh, le module de batterie de l’Ioniq rechargeable lui permet, par contre, de couvrir 63 km en mode électrique. Du moins en théorie. Dans la pratique, mieux vaut toutefois plutôt tabler sur un bon 45 km. Il faudra ensuite entre 2h45 et 2h15 pour recharger le module de batterie soit via une prise domestique classique, soit via une borne (3,3 kW). Le moteur électrique de l’Ioniq hybride rechargeable développant 45 kW (61 ch) contre 32 kW (44 ch) sur l’hybride classique, on dispose généralement d’assez de ressources sous le pied droit pour filer sans bruit. Et ce jusqu’à 130 km/h. Il est ainsi tout à fait possible de parcourir tous ses petits trajets quotidiens sans jamais brûler la moindre goutte de carburant.

Conduite naturelle

Pour de plus longues distances ou si l’on souhaite accélérer plus franchement, le 1.6 GDI (essence atmosphérique) sortira de sa torpeur. En puissance combinée, l’Ioniq rechargeable développe alors 141 ch et 235 Nm. Une fois les batteries épuisées (ou si l’on force la manœuvre via un interrupteur), la coréenne passe en mode hybride classique. Conservant une boîte de vitesses à double embrayage (et non une transmission de type e-CVT comme sur la Prius), l’agrément de conduite reste appréciable. On n’a jamais l’impression de « mouliner » inutilement, même lors des relances. En fait, la conduite de l’Ioniq plug-in reste très naturelle et s’apparente davantage à celle d’une voiture thermique traditionnelle qu’à celle d’une machine hybride complexe à appréhender.

Qualité/prix

Hyundai parvient néanmoins à positionner assez stratégiquement son Ioniq puisqu’elle se profile comme l’hybride rechargeable la plus abordable du marché. Et ce malgré un équipement de série très généreux et un programme de garantie référentiel de 5 ans sans limitation de kilométrage et 8 ans/200.000 km sur la batterie. Au choix, les clients peuvent commander soit la version Premium facturée à 33.999€, soit la version Executive « full-équipée » à 36.999€. La seule option disponible étant, dans les deux cas, la peinture métallisée à 600€.

PLUS

  • Rapport équipement/prix
  • Autonomie électrique appréciable
  • Rapport encombrement/habitabilité
  • Consommation réelle plancher, si recharge régulière

MOINS

  • Comportement dynamique un peu pataud
  • Détails de finition (frein de parking, plage arrière, certains plastiques)
  • Visibilité arrière pénalisée par la double lunette

Consulter la fiche technique

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