La mobilité partagée peine à décoller en Belgique ?

La mobilité partagée peine à décoller en Belgique ?

Lancée en 2016 en Belgique, l’offre de mobilité partagée en « free-floating » de BMW, DriveNow, peine à décoller. Et la société accumule les pertes financières.

Dans un entretien accordé à nos confrères du quotidien économique L’Echo, le CEO de DriveNow Belgium, Christian Lambert, confirme que le système de mobilité partagée en « free-floating » (c’est-à-dire avec lequel on peut prendre et déposer un véhicule à sa guise, sans devoir trouver une base bien précise) ne décolle pas aussi vite qu’escompté. D’après les chiffres publiés par nos confrères de l’Echo, DriveNow Belgium aurait ainsi perdu 3,5 millions d’€ l’an dernier. Ce qui représente une perte plus importante de 900.000€ par rapport aux prévisions initiales. Dans la foulée, le point de rentabilité initialement fixé pour 2018 serait repoussé, au mieux, pour 2020.

Trop de voitures de société ?

Dans l’interview accordé à l’Echo, Christian Lambert précise que le nombre très important de véhicules de société dans notre pays n’inciterait pas les citoyens à chercher d’autres solutions de mobilité. En outre, il ajoute que les services de voitures partagées devraient pouvoir rentrer dans le cadre du « budget mobilité » également pour des déplacements privés, ce qui n’est actuellement pas le cas. Le CEO de DriveNow Belgium se veut tout de même rassurant quant à l’avenir de la mobilité partagée chez nous. Selon lui, le système deviendra rentable quand 60.000 clients utiliseront ce service régulièrement. D’après les chiffres communiqués par DriveNow Belgium à l’occasion de son 2ème anniversaire d’implantation en Belgique début juillet, « DriveNow compte quelque 30 000 utilisateurs enregistrés qui, ensemble, effectuent en moyenne plus de 900 déplacements par jour, soit environ 400 000 déplacements en deux ans ».


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