Voitures électriques : retard à l’allumage ?

Voitures électriques : retard à l’allumage ?

Peut-on parler de retard à l’allumage pour les voitures électriques ? En tous les cas, les constructeurs semblent éprouver de grandes difficultés à augmenter sensiblement la cadence de production…

Poussée par un système fiscal intéressant et un nombre croissant de zones interdisant l’accès aux véhicules thermiques, la propulsion électrique semble être, sur le papier, une solution plutôt intéressante. Et ce même si, à l’heure actuelle, l’offre reste globalement assez limitée. Car après l’ère des « pionniers », voici maintenant venue l’heure des voitures électriques de nouvelle génération affichant des caractéristiques nettement plus convaincantes. Nissan arrivera, par exemple, bientôt avec la deuxième génération de sa Leaf. Mais reste à voir si la production de ce modèle annoncé comme très prometteur ne connaîtra pas les déboires des concurrentes. Comme Tesla, par exemple, qui avait annoncé initialement pouvoir produire plus de 5.000 Model 3 par semaine d’ici la fin 2017. Une cadence reportée d’abord à la fin mars 2018 et, maintenant, pour le début de l’été prochain. Pour la marque américaine, qui n’a finalement réussi à produire « que » 2.425 Model 3 durant tout le dernier trimestre 2017, 2018 sera probablement l’année de la vérité. Car si Elon Musk a réussi à détourner l’attention sur ces problèmes de production jusqu’à présent, en multipliant les effets d’annonce, il semble grand temps que la société californienne parvienne à augmenter significativement la cadence de production de son modèle annoncé comme abordable et révolutionnaire… La mutation de constructeur de niche à constructeur de masse, qui dégage en outre un profit, semble plutôt complexe à réaliser !

Opel Ampera-e ?

Plus près de chez nous, on pourrait également mentionner le cas de l’Opel Ampera-e. Un modèle électrique exposé en grande pompe sur le stand Opel lors du précédent salon de Bruxelles… mais dont la date d’arrivée sur notre marché n’est toujours pas officiellement fixée. Certes, Opel avait précisé d’abord privilégier les marchés fortement électrisés, comme la Norvège, en début de production. Mais ce démarrage tardif sur les autres marchés laisse maintenant amplifier la rumeur selon laquelle la voiture pourrait finalement ne jamais y être commercialisée. Depuis l’acquisition d’Opel par le groupe français PSA (Peugeot-Citroën), l’ancienne maison mère de la marque au blitz, General Motors, semble en effet moins disposée à laisser cette nouvelle technologie se développer au sein d’un groupe concurrent… D’autant plus que, de son côté, General Motors peine déjà à suivre la cadence de production pour son modèle clone, la Chevrolet Bolt…


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